La mort est inévitable… mais elle sait parfois frapper de manière étrangement spectaculaire. Voici une série de cas étonnants survenus entre le 16ᵉ et le 19ᵉ siècle, où le destin a pris des tournures pour le moins inattendues.
1519 — Maximilien Ier de Habsbourg
Selon la tradition, l’empereur serait mort le 12 janvier après avoir abusé du melon au retour d’une partie de chasse. Un excès de gourmandise fatal.
1559 — Henri II de France
Lors des joutes célébrant le mariage de sa fille Élisabeth avec Philippe II d’Espagne, Henri II affronta Gabriel de Montgomery, capitaine de sa Garde écossaise. La grille dorée de son casque ne résista pas : la lance de Montgomery pénétra par l’œil et atteignit probablement le cerveau.
Le roi agonisa dix jours malgré les soins d’Ambroise Paré — autorisé à s’exercer sur des têtes de condamnés — et d’André Vésale, célèbre anatomiste venu de Bruxelles.
1601 — Tycho Brahe, astronome danois
Tycho Brahe mourut le 24 octobre, officiellement d’un calcul ou d’une septicémie, après s’être retenu trop longtemps d’uriner lors d’un long repas ou d’un trajet en carrosse avec l’empereur Rodolphe II. Sa mort inspira une expression tchèque : « Je ne veux pas mourir comme Tycho Brahe », autrement dit « j’ai vraiment envie d’aller aux toilettes ».
Certaines sources évoquent aussi un possible empoisonnement.
1687 — Jean-Baptiste Lully, compositeur
Lully succomba à une gangrène après s’être blessé au pied avec son bâton de direction — une lourde canne utilisée pour battre la mesure en frappant le sol — durant une répétition du Te Deum. Ironie du sort : l’œuvre devait célébrer la guérison du roi.
1691 — Joachim Feller, professeur à Leipzig
Feller mourut en tombant par la fenêtre pendant son sommeil. Il était somnambule.
1771 — Adolphe Frédéric de Suède
Le roi mourut de troubles digestifs après un repas extravagant : homards, caviar, choucroute, hareng fumé, poisson rouge, champagne… et quatorze portions de son dessert favori, le semla dans du lait chaud.
Les écoliers suédois le surnomment encore « le roi qui mangea jusqu’à en mourir ».
1780 — Nicolas Gilbert, poète français
Gilbert mourut après avoir avalé une clé lors d’un accès de démence.
1798 — Aristide Aubert Du Petit-Thouars, capitaine de vaisseau
À Aboukir, sur Le Tonnant, la mitraille anglaise lui arracha un bras puis les deux jambes. Installé dans un baquet de son, il ordonna de continuer le combat et encouragea ses hommes jusqu’à son dernier souffle.
1841 — William Henry Harrison, président des États-Unis
Harrison prononça un discours d’investiture d’une heure et demie sous une pluie glaciale, sans manteau ni chapeau. Il contracta une pneumonie et mourut un mois plus tard, signant la présidence la plus courte de l’histoire américaine.
1884 — Allan Pinkerton, détective
Après avoir glissé sur un trottoir, Pinkerton se mordit la langue. La blessure s’infecta et il mourut de la gangrène.
1899 — Félix Faure, président de la République française
Faure succomba à une congestion cérébrale lors d’un rapport sexuel avec Marguerite Steinheil. Les plaisanteries de l’époque affirmèrent qu’elle provoqua l’orgasme fatal, lui valant le surnom de « La Pompe funèbre ».
Clemenceau commenta : « Il voulut être César, il ne fut que Pompée. »
Une autre anecdote rapporte cet échange :
— « Le président a-t-il encore sa connaissance ? »
— « Non, monsieur l’abbé, elle est sortie par l’escalier de service. »
(Source: Wikipedia)

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